Le mythe de la science pure

Article très intéressant sur le mythe de la science pure.

Et vous n’avez encore rien vu...

Les catastrophes scientifiques seraient le fruit des sciences appliquées par des industriels ou des États. Mais existe-t-il une science pure dénuée d’intérêt et sans lien avec les puissants ?

La différence même entre sciences pures et sciences appliquées n’existe réellement chez aucun des grands fondateurs de ce que l’on nomme aujourd’hui la science [1]. Loin de son image rebattue de rationaliste militant, Newton a passé une grande partie de sa vie à écrire sur la numérologie biblique [2]. Pourtant, il n’y a pas eu deux Newton (ou même trois, puisqu’il fut aussi directeur de la Monnaie). Ce que l’on considère comme de la pure science aujourd’hui n’en est peut-être que pour nous.

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2 commentaires pour Le mythe de la science pure

  1. Jean-Louis Trudel dit :

    Érection d’un pouvantail rhétorique (« straw man ») en retard d’une révolution. On recycle ici l’école révisionniste des années 70-80 (elle-même inspirée d’une historiographie du début du siècle dernier) sans s’apercevoir que, depuis, elle a été amplement instrumentalisée par les marchands du doute et du négationnisme (en matière de changements climatiques, par exemple), ce qui devrait nous inciter à un peu de prudence…

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  2. terenceblake dit :

    Jean-Louis tu as touché à une question fondamentale, mais trop rapidement à mes yeux. C’est sûr que la critique épistémologique et sociologique des sciences peut être détournée par les fondamentalistes de tous genres, et soumis à leur agenda. Il reste que la critique des mythes de la science est, et a toujours été, une critique de tous les fondamentalismes, y compris le scientisme. Les soi-disant « défenseurs » de la science pendant les « science wars » portent un peu de la responsabilité. A force de rejeter toute mise en question de l’image trop « belle » de la science qui triomphait dans les discussions disons publicitaires du statut et des méthodes de la science ils ont laissé le champ libre pour des usages dogmatiques et partiels d’arguments qui voulaient simplement mieux accorder notre image de la science avec sa pratique réelle. Bruno Latour raconte comment il a été poussé à ré-orienter sa stratégie face à ce genre de détournement, pour mettre l’accent sur le fait que « l’impureté » de la science n’était pas seulement négative, mais que ça mettait en lumière le rôle constitutif des médiations comme condition de la réussite des recherches scientifiques, cf. « Why Has Critique Run out of Steam? From Matters of Fact to Matters of Concern« .

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