LE RÉALISME SPÉCULATIF DE PAUL FEYERABEND

Feyerabend est connu surtout pour son essai “CONTRE LA MÉTHODE: esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance” (publié en anglais en 1976). Ce qui est moins connu c’est que des ses premières publications au début des années 1950 jusqu’aux dernières à la fin des années 1990 Feyerabend a défendu un réalisme pour les sciences et pour les autres traditions théoriques qui donne une place essentielle, et heuristiquement et cognitivement féconde, à la spéculation métaphysique.

Dans le récit fictif des nouveaux réalistes Feyerabend serait classé dans la catégorie du relativisme “post-moderne”, sans prendre en compte ses affirmations que le relativisme épistémologique doit être accompagné d’un réalisme ontologique. Ici aussi nous voyons que le mythe d’un anti-réalisme généralisé est basé sur l’ignorance de l’oeuvre d’un philosophe essentiel.  Feyerabend se situe en compagnon de route du réalisme poppérien, et souligne que l’Autriche a été protégée de l’hégémonie kantienne et hégélienne qui régnait en Allemagne au tournant du vingtième siècle.

La scénographie classique élaborée par Quentin Meillassoux d’un dilemme corrélationiste post-Kantien n’a pas de pertinence pour beaucoup des plus grands épistémologistes du vingtième siècle. La problématique d’un sujet face à un objet qu’il tente de connaître en soi, en abstraction des prédicats subjectifs, a été écartée par la lignée autrichienne, dont Ernst Mach, Karl Popper, Ludwig Wittgenstein, et Paul Feyerabend sont des illustres exemples.

This entry was posted in Uncategorized. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s